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Programme ambassadeur : 8 exemples beauté décortiqués et la méthode pour créer le sien

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Par Emmanuel Nunez, CEO de Trustt. Plus de dix ans à outiller les programmes d’avis et d’ambassadeurs de marques beauté, nutrition et pharmacie. Mis à jour le 10 octobre 2026.

Un programme ambassadeur est un dispositif durable par lequel une marque recrute ses propres ambassadeurs, des consommateurs qui testent et notent comme des créateurs qui publient devant leur audience, leur confie des missions et récupère ce qu’ils produisent : avis, contenus, ventes. Les programmes beauté qui tiennent dans la durée répondent tous clairement à cinq questions, et c’est la grille utilisée ici pour décortiquer huit exemples.

L’essentiel en 30 secondes

  • Un programme ambassadeur se distingue d’une campagne d’influence par sa durée et par le fait que la marque possède la relation (page de candidature, base d’inscrits, historique).
  • Trois profils à ne pas confondre : le consommateur ambassadeur, le créateur à audience (micro-influence) et l’égérie.
  • Dans les exemples publiés, la contrepartie la plus courante est le produit offert ou une invitation, pas une rémunération à la publication.
  • Ce qui se mesure : candidatures, ambassadeurs sélectionnés, taux de publication, vues, likes, commentaires, avis, et parfois ventes en magasin.
  • La sélection, le brief et la modération restent chez la marque, même quand le volume est automatisé.

Qu’est-ce qu’un programme ambassadeur de marque ?

C’est un cadre permanent dans lequel une marque recrute des ambassadeurs, les sélectionne campagne par campagne et leur demande des contributions précises : tester un produit, publier, laisser un avis, venir à un événement. La différence avec une collaboration ponctuelle tient à la continuité : les mêmes personnes reviennent, la marque connaît leur historique et choisit les plus fiables.

En beauté, le programme sert trois objectifs que la publicité couvre mal. Il produit des preuves (avis détaillés, photos avant/après, résultats de tests d’usage), des contenus réutilisables sur les fiches produit et en publicité, et une base d’inscrits qui appartient à la marque.

Ambassadeur, micro-influenceur, égérie : quelle différence ?

Les trois profils portent la marque, mais pas avec le même contrat ni le même effet. Le consommateur ambassadeur prouve que le produit plaît, le créateur à audience le montre, l’égérie incarne la marque.

Tableau 2. Les trois profils d’ambassadeurs en beauté

Consommateur ambassadeur Créateur à audience (micro-influence) Égérie
Qui Client ou prospect qui correspond à la cible (type de peau, âge, usage) Créateur Instagram, TikTok ou YouTube suivi par quelques milliers à quelques dizaines de milliers d’abonnés Personnalité connue liée à la marque par contrat
Ce qu’il produit Avis, notes, photos, réponses de tests d’usage et de sondages Publications, vidéos, stories, parfois un avis Campagnes publicitaires, image de marque
Contrepartie habituelle Produit offert Produit offert, invitation, parfois commission Rémunération contractuelle
Volume Centaines à milliers par an Dizaines à milliers par an Une ou quelques personnes
Ce que la marque contrôle Critères de sélection, modération des avis Sélection, brief, validation des contenus réutilisés Tout, par contrat

Un programme généraliste gagne à combiner les deux premiers profils : les consommateurs nourrissent les fiches produit, les créateurs nourrissent les réseaux sociaux. L’égérie relève d’une autre logique, celle de la campagne de marque.

Comment lire un exemple de programme ambassadeur ?

Avec cinq questions, toujours les mêmes, pour comparer des programmes de taille très différente. Une liste de grandes marques n’apprend rien si l’on ignore qui elles recrutent et contre quoi.

  1. Qui est recruté ? Profil, critères, nombre de candidatures et de places.
  2. Que leur demande-t-on ? Format, réseau, angle, mention de partenariat.
  3. Que reçoivent-ils ? Produit, invitation, statut, commission.
  4. Comment c’est mesuré ? Indicateurs publiés, date de relevé, limites.
  5. Que peut copier une autre marque ? Le mécanisme transposable, sans le budget du groupe.

Six des huit exemples ci-dessous sont des programmes outillés par Trustt, dont les chiffres sont publiés sur les études de cas. Les deux autres (Sephora Squad, Respire) sont des programmes externes, sourcés et datés.

Quels programmes ambassadeurs beauté fonctionnent, et pourquoi ?

Ceux qui recrutent beaucoup mais sélectionnent campagne par campagne, avec des critères liés au produit et une marque qui garde la main sur le choix des profils. Les huit cas suivants vont du groupe de luxe à la pharmacie de quartier.

1. L’Oréal Luxe : un programme commun à plus de quinze marques

Un créateur s’inscrit une fois et postule ensuite aux campagnes de toutes les marques de la division. D’après l’étude de cas L’Oréal Luxe publiée sur trustt.io, le programme cumule 136 400 candidatures, 28 273 ambassadeurs sélectionnés, 2 633 créateurs différents ayant publié et 51 670 publications Instagram et TikTok, dont 9 960 vidéos TikTok.

  • Qui est recruté : des créateurs triés sur la taille d’audience, l’engagement et la part d’audience française ; chaque équipe de marque valide ses propres ambassadeurs.
  • Ce qui leur est demandé : publier sur Instagram (posts, stories) ou TikTok selon un brief par campagne, signaler la collaboration commerciale, parfois venir à un événement.
  • Ce qu’ils reçoivent : les produits de la campagne ou une invitation ; l’étude de cas ne mentionne aucune rémunération.
  • Comment c’est mesuré : vues, likes et commentaires rattachés à chaque campagne, lisibles par division, marque et campagne. Les 208 millions de vues publiés sont un plancher (les photos n’ont pas toujours de compteur) et peuvent inclure une diffusion payante de la marque.
  • Ce qu’une marque peut copier : une seule base d’inscrits pour plusieurs marques ou gammes, avec une sélection propre à chacune.

2. Kiehl’s : des campagnes de soin pilotées par le type de peau

Kiehl’s recrute dans la base commune de la division, mais chaque campagne a son questionnaire. Selon l’étude de cas Kiehl’s, la marque compte 17 423 candidatures, 6 760 ambassadeurs sélectionnés, 1 383 créateurs différents et 11 161 publications Instagram et TikTok, pour au moins 33,7 millions de vues.

  • Qui est recruté : des créateurs qui répondent à un questionnaire par campagne, sur leur type de peau notamment ; l’équipe Kiehl’s valide chaque profil avant l’envoi.
  • Ce qui leur est demandé : intégrer le soin à leur routine et publier dans leurs propres mots, en signalant la collaboration.
  • Ce qu’ils reçoivent : le soin ou le coffret de la campagne, parfois une invitation en boutique ou à la Fashion Week.
  • Comment c’est mesuré : relevé vidéo par vidéo, bilans par campagne et par famille de campagnes ; une même personne peut être sélectionnée sur plusieurs campagnes.
  • Ce qu’une marque peut copier : faire dépendre le produit envoyé de la réponse au questionnaire (pour les sérums, le problème de peau détermine le sérum reçu).

3. Lancôme : beaucoup de candidatures, peu de places

Le programme de Lancôme montre à quel point la sélection compte. L’étude de cas Lancôme publie 22 491 candidatures, 4 850 ambassadeurs sélectionnés, 1 354 créateurs différents et 9 512 publications, pour au moins 21 millions de vues sur Instagram et TikTok.

  • Qui est recruté : des créateurs inscrits au programme commun de la division, sélectionnés un par un par l’équipe Lancôme.
  • Ce qui leur est demandé : montrer le produit dans une routine, un tutoriel ou un look, selon le brief, en signalant la collaboration.
  • Ce qu’ils reçoivent : les produits de la campagne ; aucune rémunération mentionnée.
  • Comment c’est mesuré : bilans par campagne et par famille (lancements, routines, temps forts, enseignes, événements).
  • Ce qu’une marque peut copier : organiser les campagnes par famille pour savoir ce qui produit le plus. À titre d’illustration, une seule campagne parfum a reçu 673 candidatures pour 46 places.

4. Garancia : passer à l’échelle sur TikTok avec des créateurs de petite et moyenne audience

Garancia a structuré un Club avec un seuil d’entrée clair et des campagnes à chaque temps fort. D’après l’étude de cas Garancia (bilans d’avril 2025 à juin 2026, relevés le 18 septembre 2026), le programme cumule 39 campagnes, 18 753 candidatures, 4 073 ambassadeurs sélectionnés et 5 044 publications, dont 72 % sur TikTok.

  • Qui est recruté : pour le Club, des créateurs d’au moins 2 000 abonnés sur TikTok ou Instagram, résidant en France métropolitaine, de plus de 16 ans ; chaque campagne ajoute ses critères (type de peau, âge, audience).
  • Ce qui leur est demandé : tester le soin chez eux, publier une routine ou un avis sur TikTok en priorité, suivre un angle créatif, signaler que le produit est offert.
  • Ce qu’ils reçoivent : les soins, expédiés en colis suivi ; aucune rémunération pour publier ; les plus réguliers accèdent à des campagnes réservées au Club.
  • Comment c’est mesuré : reporting par campagne et par réseau, vues relevées vidéo par vidéo ; Garancia amplifie une sélection en publicité, donc certaines vues incluent de la diffusion payée.
  • Ce qu’une marque peut copier : un niveau « Club » pour fidéliser les meilleurs profils. Caroline, responsable influence du Laboratoire Garancia, le résume en août 2025 : « On n’a jamais eu autant de contenu en ligne. »

5. Nubiance : des créatrices qui ont la peau des clientes

Nubiance, marque de soins pour les peaux mates, métissées et noires, recrute des créatrices qui partagent souvent la peau de ses clientes. Selon l’étude de cas Nubiance (15 campagnes d’août 2025 à juillet 2026, relevés le 23 septembre 2026), le programme a reçu 3 023 candidatures pour 276 places ; 107 créatrices ont publié 270 contenus, dont 90 % sur TikTok.

  • Qui est recruté : des consommatrices et des créatrices candidates via la page « Ambassadrice » du site de la marque, avec des critères par campagne (type de peau notamment).
  • Ce qui leur est demandé : raconter leur routine sur TikTok ou Instagram, utiliser le hashtag de campagne, pour certaines déposer un avis sur le site.
  • Ce qu’elles reçoivent : les soins, envoyés gratuitement ; aucune rémunération pour publier.
  • Comment c’est mesuré : bilan par campagne, publications dédoublonnées (une vidéo rattachée à deux campagnes n’est comptée qu’une fois).
  • Ce qu’une marque peut copier : réutiliser les meilleures vidéos sur le site. Au relevé du 23 septembre 2026, 21 fiches produit sur 26 affichent des stories vidéo d’ambassadrices.

6. The French Pharmacy Club : relier créateurs et ventes en officine

C’est l’exemple qui sort de la beauté en ligne : une communauté commune à une pharmacie parisienne et aux laboratoires qui y sont vendus. D’après l’étude de cas The French Pharmacy Club, le programme lancé en novembre 2025 a mobilisé 337 ambassadeurs (au 27 août 2026) et produit 218 publications pour plus de 766 000 vues (relevées le 17 septembre 2026), avec 11 laboratoires ayant signé une opération, sur trois marchés (France, États-Unis, Corée).

  • Qui est recruté : des consommateurs et des créateurs sans grande audience ; pour la Corée, des étudiants coréens installés en France, pour les États-Unis, des créatrices de passage à Paris.
  • Ce qui leur est demandé : venir en officine sur un créneau (retrait de routine, masterclass, diagnostic de peau), puis publier ; pour les campagnes consommateurs, laisser un avis, faire un test d’usage, répondre à un sondage.
  • Ce qu’ils reçoivent : les produits et l’expérience sur place ; aucune rémunération pour publier.
  • Comment c’est mesuré : candidatures, créneaux, confirmation au comptoir, publications, puis ventes communiquées par la pharmacie. À titre d’illustration, une seule opération de retrait de juin 2026 a donné 783 unités vendues en 20 jours pour un laboratoire dermo-cosmétique (chiffre communiqué par la pharmacie).
  • Ce qu’une marque peut copier : le drive-to-store, qui transforme un ambassadeur en visite en magasin, mesurable au comptoir.

7. Sephora Squad : une sélection annuelle de créateurs

Sephora fonctionne à l’opposé du volume : une petite équipe de créateurs choisis pour un an. Le programme, lancé aux États-Unis en 2019 selon Modash (3 mai 2026), existe toujours en 2026 : Sephora Canada a ouvert le 19 janvier 2026 les candidatures pour dix créateurs, d’après son communiqué du 12 janvier 2026, et l’équipe française 2026 compte six membres selon WOO (22 avril 2026).

  • Qui est recruté : au Canada, des créateurs de plus de 18 ans ayant une expérience du contenu beauté sur Instagram, TikTok ou YouTube.
  • Ce qui leur est demandé : tester des nouveautés en avant-première, produire des tutoriels, apparaître dans des campagnes en ligne et en magasin.
  • Ce qu’ils reçoivent : un partenariat rémunéré d’un an selon Sephora (newsroom Sephora, 21 juin 2023), des collaborations avec des marques, du mentorat et des événements ; les montants ne sont pas publiés.
  • Comment c’est mesuré : aucun résultat public.
  • Ce qu’une marque peut copier : un statut rare et visible, qui motive les meilleurs créateurs. Le modèle ne produit pas de volume, il sert l’image.

8. Respire : la co-création avec les clientes, et ce qu’il en reste

Respire est souvent citée pour sa communauté de co-création. Selon un entretien publié par Bpifrance Création en septembre 2022, « La Ruche Respire » réunissait 500 personnes sur un compte Instagram privé ; une centaine testaient formules, textures et parfums, et un produit ne sortait qu’avec une note d’au moins 4,5/5.

  • Qui est recruté : des clientes engagées, sans critère d’audience.
  • Ce qui leur est demandé : tester, noter, répondre à des questionnaires détaillés.
  • Ce qu’elles reçoivent : non précisé dans la source.
  • Comment c’est mesuré : une note seuil qui conditionne le lancement.
  • Ce qu’une marque peut copier : faire valider un produit par ses clientes avant de le lancer. Point de vigilance : au 9 octobre 2026, le site de Respire met en avant un programme de parrainage et un formulaire « Devenir créateur UGC », sans mention de La Ruche. Un programme change ; un exemple cité doit être vérifié avant d’être copié.

Que retenir en comparant ces 8 programmes ?

Trois modèles se dégagent : le volume sélectionné (L’Oréal Luxe, Kiehl’s, Lancôme, Garancia, Nubiance), le magasin (The French Pharmacy Club) et le statut rare (Sephora Squad). La co-création produit (Respire) peut se greffer sur chacun.

Tableau 3. Les huit programmes passés dans la même grille

Programme Profil recruté Contrepartie publiée Ce qui est produit Indicateur publié
L’Oréal Luxe Créateurs, base commune à plus de quinze marques Produit ou invitation Publications Instagram et TikTok, événements 28 273 sélectionnés, 51 670 publications
Kiehl’s Créateurs, questionnaire par campagne Soin ou coffret Routines, vidéos 6 760 sélectionnés, 11 161 publications
Lancôme Créateurs sélectionnés un par un Produit Routines, tutoriels, looks 4 850 sélectionnés, 9 512 publications
Garancia Créateurs de 2 000 abonnés et plus (Club) Soins offerts Vidéos TikTok surtout, avis 4 073 sélectionnés, 5 044 publications
Nubiance Créatrices et clientes, critère de peau Soins offerts Vidéos TikTok, avis, stories sur le site 276 places, 270 publications
The French Pharmacy Club Consommateurs et créateurs sans grande audience Produits et expérience en officine Publications, avis, tests d’usage, ventes en officine 337 ambassadeurs, 218 publications
Sephora Squad Créateurs beauté confirmés Partenariat rémunéré d’un an, mentorat, événements Tutoriels, campagnes Aucun résultat public
Respire (2022) Clientes engagées Non précisée Tests et notes avant lancement Seuil de 4,5/5

Sources : études de cas trustt.io (relevés indiqués dans chaque section), communiqué Sephora Canada du 12 janvier 2026, WOO du 22 avril 2026, Bpifrance Création de septembre 2022.

Point commun des six programmes dont les résultats sont publiés : aucun ne rémunère la publication, tous sélectionnent campagne par campagne, et tous mesurent par campagne plutôt qu’en total annuel.

Comment créer un programme ambassadeur en 7 étapes ?

En partant de la preuve attendue, pas du réseau social. La méthode ci-dessous reprend ce que les huit exemples ont en commun.

Infographie : les briques d'un programme ambassadeur beauté, du recrutement à la mesure, en passant par les contenus, les avis et la transparence légale
Les briques d’un programme ambassadeur beauté (cliquer pour agrandir)
  1. Choisir la preuve attendue. Avis sur les fiches produit, vidéos pour la publicité, ventes en magasin, résultats de test d’usage : une campagne vise une preuve principale.
  2. Définir les deux profils et leurs critères. Pour les consommateurs, des critères liés au produit (type de peau, usage, âge). Pour les créateurs, la taille d’audience, l’engagement et la part d’audience française.
  3. Ouvrir une page de candidature au nom de la marque. C’est elle qui fait de la base d’inscrits un actif de la marque. Elle se remplit avec les clients (emails, colis, fiches produit), les réseaux sociaux et la recherche active de créateurs.
  4. Sélectionner campagne par campagne. Un tri automatique sur les critères, puis une validation humaine profil par profil : c’est le premier point de contrôle qui reste chez la marque.
  5. Briefer et doter. Produit, angle, format, échéance, mention de partenariat, et conditions de réutilisation des contenus par la marque (fiche produit, publicité).
  6. Relancer et collecter. Le taux de publication se joue dans les relances. À titre d’illustration, une campagne Club de Garancia en juillet 2025 a obtenu 188 publications pour 188 ambassadeurs sélectionnés (étude de cas Garancia).
  7. Mesurer, réutiliser, fidéliser. Un bilan par campagne, la reprise des meilleurs contenus sur les fiches produit et en publicité, et un niveau réservé aux ambassadeurs les plus réguliers.

Une campagne dure en général de deux à six semaines, selon l’étude de cas Nubiance. Le programme, lui, ne s’arrête pas : c’est la base d’inscrits qui prend de la valeur avec le temps.

Comment Trustt outille cette méthode
Trustt est le logiciel de programme ambassadeur des marques beauté, nutrition et pharmacie. La marque y ouvre sa page de candidature à son nom, présélectionne les profils avec SophIA®, l’IA de matching entre produit et profil consommateur, valide elle-même chaque ambassadeur, puis suit envois, relances, publications et avis campagne par campagne. Pour trouver des créateurs qu’elle ne connaît pas encore, Trustt Smart Sourcing les identifie et prépare la prise de contact. Détail des fonctionnalités sur la page Recruter ses ambassadeurs.

Combien coûte un programme ambassadeur et faut-il payer les ambassadeurs ?

Dans les programmes publiés ci-dessus, les ambassadeurs reçoivent le produit, une invitation ou un statut, pas une rémunération à la publication. Le coût réel pour la marque tient en quatre postes : le logiciel, les produits offerts, la logistique (envoi ou retrait en magasin) et le temps interne de sélection et de modération.

La comparaison honnête avec le média payant se fait à coût complet et dans ses unités (coût par contenu, CPA). La publicité garde des avantages réels : ciblage pilotable, montée en charge immédiate, mesure directe. Le programme ambassadeur apporte ce que la publicité ne produit pas, des preuves et des contenus que la marque peut réutiliser.

Côté ambassadeur, l’inscription est gratuite. Sur les programmes outillés par Trustt, candidater ne coûte rien et Trustt ne facture rien aux ambassadeurs, comme le précise la page Devenir ambassadeur d’une marque.

Quels indicateurs suivre pour piloter un programme ambassadeur ?

Le nombre d’ambassadeurs sélectionnés, le taux de publication, puis les vues, likes et commentaires, campagne par campagne. Le nombre de campagnes, lui, ne dit rien de la performance.

Tableau 4. Indicateurs d’un programme ambassadeur et leurs pièges

Indicateur Ce qu’il dit Piège à éviter
Candidatures par place L’attractivité de la campagne Une même personne candidate à plusieurs campagnes : compter par campagne
Ambassadeurs sélectionnés La taille réelle du programme Ne pas additionner les sélections de campagnes différentes comme des personnes uniques
Taux de publication La fiabilité des profils et la qualité des relances Une vidéo rattachée à deux campagnes doit être dédoublonnée
Vues, likes, commentaires La portée et l’engagement Les vues sont un plancher (photos sans compteur) et peuvent inclure de la diffusion payante ; ne jamais additionner vues et impressions
Avis et notes La satisfaction sur le produit Un avis dit que le produit plaît, pas qu’il agit
Ventes en magasin L’effet commercial d’une opération Chiffre communiqué par le distributeur, valable pour une opération, pas pour tout le programme

Pour un responsable influence, l’EMV peut compléter ce tableau dans le reporting de campagne, à condition que la méthode de calcul soit consultable.

Quelles obligations légales pour un programme ambassadeur en France ?

Signaler la collaboration, même quand la seule contrepartie est un produit offert. La loi n° 2023-451 du 9 juin 2023 encadre l’influence commerciale et impose de rendre visible le caractère commercial d’une publication.

Dans les programmes cités, les ambassadeurs signalent la collaboration commerciale ou le produit offert. Pour les avis obtenus contre un produit offert, la contrepartie doit être mentionnée, et certains sites d’avis les refusent : leurs conditions sont à vérifier avant diffusion. Le détail pratique est traité dans l’article Marketing d’influence : comment ne pas tomber dans la publicité cachée.

Quelles erreurs font échouer un programme ambassadeur ?

Recruter sans critère lié au produit, ne pas relancer, et mesurer en total annuel. Les autres erreurs fréquentes en découlent.

  • Confondre audience et pertinence. Un créateur suivi par beaucoup de monde mais sans la peau ou l’usage concerné produit un contenu qui ne convainc pas.
  • Tout automatiser. La sélection, la validation du brief et la modération des avis restent des décisions humaines de la marque.
  • Ne parler qu’aux créateurs. Sans consommateurs ambassadeurs, les fiches produit restent sans avis.
  • Laisser dormir les contenus. Une vidéo qui n’est reprise ni sur la fiche produit ni en publicité ne sert qu’une fois.
  • Copier un exemple sans le vérifier. Les programmes évoluent, comme le montre le cas Respire.

FAQ

Qu’est-ce qu’un programme ambassadeur ?
C’est un dispositif durable par lequel une marque recrute ses propres ambassadeurs (consommateurs et créateurs), les sélectionne campagne par campagne et récupère ce qu’ils produisent : avis, contenus, ventes. La marque garde la relation, la base d’inscrits et l’historique.

Quelle est la différence entre un ambassadeur et un influenceur ?
L’influenceur est souvent payé pour une collaboration ponctuelle. L’ambassadeur s’inscrit dans un programme de la marque, revient d’une campagne à l’autre et peut être un simple consommateur sans audience.

Faut-il rémunérer ses ambassadeurs ?
Dans les programmes beauté publiés (L’Oréal Luxe, Garancia, Nubiance, The French Pharmacy Club), les ambassadeurs reçoivent le produit ou une invitation, sans rémunération pour publier. D’autres marques ajoutent une commission ou un parrainage.

L’inscription à un programme ambassadeur est-elle payante ?
Non. Sur les programmes outillés par Trustt, candidater est gratuit et Trustt ne facture rien aux ambassadeurs ; chaque marque fixe les conditions de ses campagnes.

Combien d’abonnés faut-il pour devenir ambassadeur d’une marque beauté ?
Cela dépend du programme. Un consommateur ambassadeur n’a besoin d’aucune audience ; le Club Garancia demande au moins 2 000 abonnés sur TikTok ou Instagram.

Combien de temps dure une campagne ambassadeur ?
En général de deux à six semaines entre l’ouverture des candidatures et les dernières publications, d’après l’étude de cas Nubiance. Le programme, lui, est permanent.

Comment mesurer un programme ambassadeur ?
Par campagne : candidatures, ambassadeurs sélectionnés, taux de publication, vues, likes, commentaires et avis. Les vues sont un minimum et peuvent inclure de la diffusion payante.

Un programme ambassadeur fonctionne-t-il en pharmacie ou en nutrition ?
Oui. The French Pharmacy Club relie créateurs et ventes en officine avec 11 laboratoires, et des marques de nutrition comme Vital Proteins ou Solgar font tester leurs produits par leurs ambassadeurs.

Quelle mention légale doit apparaître sur les publications des ambassadeurs ?
Une mention claire de la collaboration commerciale, même si la contrepartie est un produit offert, conformément à la loi du 9 juin 2023 sur l’influence commerciale.


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Emmanuel Nunez